Il simule son agression pour obtenir un arrêt de travail

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Le chauffeur de bus a été placé en garde à vue jeudi dans le Val-d’Oise. En janvier, deux employées de la SNCF avaient déjà été interpellées pour les mêmes raisons.
Accusé d’avoir mis en scène son agression avec l’aide d’un collègue afin d’obtenir un arrêt de travail, un chauffeur de bus de 23 ans a été placé en garde à vue jeudi à Goussainville (Val-d’Oise). Le jeune homme, employé de la compagnie des Courriers d’Ile-de-France (CIF), a été déféré vendredi matin au tribunal de Pontoise, a indiqué une source judiciaire, confirmant une information du site leparisien.fr.
Il doit être jugé en comparution immédiate pour « dénonciation de délit imaginaire » et « tentative d’escroquerie », des faits passibles de cinq ans de prison ferme. Son collègue, lui aussi déféré, comparaîtra pour « complicité », a précisé la source judiciaire. Le prévenu avait assuré samedi soir avoir été agressé au volant de son bus, à Goussainville, par un homme au visage masqué qui souhaitait lui dérober sa caisse. La scène avait été filmée par une caméra de vidéosurveillance de la compagnie.
« Éléments pas crédibles »

« L’agression était en réalité une mise en scène, organisée de concert avec l’un de ses collègues », a expliqué une source policière, qui précise que « plusieurs éléments n’étaient pas crédibles » dans le témoignage du jeune homme. Interrogé par les enquêteurs de la Sûreté départementale du Val-d’Oise, le jeune homme a reconnu les faits. Son complice présumé a en revanche contesté avoir participé à la fausse agression, a précisé la source policière.

En janvier, deux employées de la SNCF avaient déjà été interpellées pour avoir mis en scène leur agression à la gare de Soisy-sous-Montmorency, située à quelques kilomètres de Goussainville, afin également d’obtenir des arrêts de travail. Les deux jeunes femmes, qui avaient payé deux adolescents pour qu’ils les frappent sous l’oeil des caméras de vidéosurveillance, ont été condamnées en octobre à deux et six mois de prison avec sursis et licenciées par la SNCF.

http://www.lepoint.fr/

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