L’envoi d’argent via les réseaux sociaux prêt à se généraliser

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Rembourser un ami ou lui prêter de l’argent via un simple SMS est déjà possible. La prochaine étape? Passer par Facebook ou Twitter.
Visa Europe vient d’annoncer être prête à organiser les transferts d’argent entre particuliers via n’importe quel réseau social, de Facebook à Twitter, en passant par WhatsApp ou Linkedin. La technologie fonctionne, il ne reste plus qu’à convaincre les banques de la diffuser auprès de leurs clients. En France, seule la BPCE, qui regroupe les Caisses d’épargne et les Banques populaires, propose déjà l’envoi d’argent via Twitter, mais sans Visa, grâce à son service s-Money.
Visa Europe veut ainsi décliner sur les réseaux sociaux ce que de nombreuses banques ou start-up offrent déjà sur téléphone mobile. L’expéditeur doit s’enregistrer, avec son numéro de carte bancaire ou de compte en banque, sur une plateforme, via Internet. Puis il indique sur l’appli le numéro de mobile du destinataire et le montant à lui transmettre (avec éventuellement un mot d’accompagnement). Ce dernier reçoit un SMS, doit à son tour s’enregistrer sur la plateforme pour recevoir la somme promise. Elle est virée sur sa carte de paiement ou son compte.
Un paiement, et une photo?

Le système imaginé par Visa Europe avec son partenaire Fastacash fonctionne de la même manière. À ceci près que ce n’est plus un SMS qui avertit le bénéficiaire du transfert, mais un message adressé via son réseau social favori. «L’expéditeur peut ainsi y associer une photo ou une video par exemple» explique Sue Onians, chez Visa Europe. Mais le destinataire doit toujours s’enregistrer à son tour sur la plateforme, au moins la première fois.
Jusqu’à présent, cet «enrôlement» obligatoire a freiné l’essor de ces solutions de paiement. Le service étant proposé par de nombreux établissements, une même personne peut devoir s’inscrire sur plusieurs plateformes pour recevoir les sommes expédiées par ses amis, s’ils utilisent chacun des applis différentes. Un système unique faciliterait l’adoption à grande échelle de ces paiements de particulier à particulier.
La solution proposée par Visa ne résout pas cette difficulté. Car ce géant des paiements ne commercialise pas directement ce service. Chaque banque est libre de décider ou non de le diffuser auprès de ses clients. «Les négociations avec les établissements bancaires en Europe viennent seulement de démarrer» précise Sue Onians.
Les banques inquiètes pour la sécurité

Or, même si l’envoi d’argent via les réseaux sociaux pourrait séduire les jeunes, «en France, les banques avancent doucement sur ce terrain, car elles veulent que la sécurité soit irréprochable» explique Cédric Chanoine, spécialiste des services financiers et senior manager du cabinet Colombus Consulting. Certaines pourraient aussi être tentées de développer leur propre solution.
«Mais en proposant d’ores et déjà ce service, Visa montre qu’elle ne se laisse pas distancer par d’autres acteurs» remarque-t-il. De leur côté, les réseaux sociaux s’intéressent eux aussi de plus en plus aux paiements. «Certains, comme Facebook et Pinterest, sont enclins à ajouter des boutons “paiement” pour que les internautes puissent aussi faire des transactions» observe Angelo Caci, consultant spécialiste des paiements.

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