Drone-ambulance, drone-sauveteur: Cinq engins qui pourraient sauver des vies

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Les drones sont-ils dangereux? La question agite depuis quelques jours le gouvernement, inquiet de voir plusieurs centrales nucléaires survolées par des engins manipulés par des inconnus. Dimanche, Ségolène Royal a d’ailleurs déclaré qu’elle ne prenait pas le sujet «à la légère». La ministre de l’Ecologie a également mis en garde contre des réactions trop vives à l’égard des drones. «Il ne faudrait pas qu’à la suite de ces événements, il y ait des réglementations trop strictes qui interdisent le déploiement de ces technologies», a-t-elle averti. Et pour cause: dans tout un tas de domaines, les drones pourraient rendre des services considérables aux populations. Zoom sur leur utilisation par les équipes de secours

Le transport de matériel médical. La nouvelle a fait le tour du Web la semaine dernière: un prototype de «drone ambulance», capable de transporter un défibrillateur en un temps record auprès de victimes d’arrêts cardiaques, a été mis au point aux Pays-Bas. Pouvant atteindre la vitesse de 100km/h et soulever une charge de quatre kilos, l’engin peut se diriger de manière indépendante en localisant l’origine d’un appel d’urgence et en utilisant des données GPS. Ce drone ambulance n’est toutefois pas une première: en 2013, une ONG allemande avait présenté une invention similaire, en la dotant d’une application smartphone permettant d’émettre une alerte géolocalisée en cas d’accident cardiaque, tandis que des étudiants avaient annoncé travailler sur une technologie pouvant transporter des vaccins dans les pays en développement.
La recherche de victimes ou de personnes disparues. Lors de catastrophes naturelles comme des inondations, les drones peuvent servir d’appui visuel aux secours au sol, afin de cartographier les dégâts et surtout de localiser des victimes. Ils ont notamment servi à cet effet dans le Sud de la France. Les drones ont également à leur palmarès la découverte de personnes disparues. En mai 2013, un homme qui s’était perdu dans la région glaciale du Saskatchewan, au Canada, a ainsi été localisé grâce à la caméra infrarouge placée sur l’appareil lors d’un survol de nuit.
L’exploration d’endroits inaccessibles. Grâce à leur taille réduite, certains drones peuvent être envoyés dans des espaces clos difficiles d’accès, comme des puits de mine exemple, ou trop dangereux pour l’homme, comme une centrale nucléaire défaillante, pour détecter et prévenir des risques éventuels. Pour aller plus loin sur cette piste, des ingénieurs travaillent d’ailleurs sur un appareil capable de se déplacer seul, sans télécommande ni GPS. Une invention bien pratique à l’intérieur de bâtiments où l’on peut perdre tout contact visuel.
Le secours en mer. Plusieurs types de drones offrent déjà la possibilité de porter secours à des personnes en danger. Le premier du genre est peut-être iranien. Présenté en 2013, il permet d’arriver plus rapidement qu’un être humain sur les lieux d’une noyade potentielle; pour parcourir 75 mètres, 22 secondes suffisent au drone, quand un sauveteur en a besoin de deux fois plus. Sur place, l’appareil est capable de fournir une bouée de sauvetage à la victime en quelques secondes.
La prévention des incendies. Les soldats du feu ont également trouvé dans les drones un allié flamboyant. Ils peuvent servir à la surveillance et à l’aide au commandement lors d’intervention. Dotés de capteurs infrarouges, ils peuvent en effet surveiller des zones forestières et détecter d’éventuels départs de feu. Des expérimentations ont eu lieu, notamment dans les Landes et en Provence. Les drones pourraient, à terme, permettre aux pompiers d’intervenir plus tôt. En attendant les drones canadairs?

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